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Interception au-dessus de l'Alaska

1 er août 1989. C'est la toute fin de la guerre froide. Quelque part en Alaska, des radars de défense US ont détecté deu...

23 février 2016

Un an déjà...


Google Photos est gentil de me le rappeler, mon dernier vol réel date du 22 février 2015. Ça fait un an que je n'ai pas mis les pieds dans un avion et ça  me rend un peu triste. Merci Google Photos.


D'un autre coté c'est un bon souvenir. Un vol en Cirrus offert par Vincent, où après avoir déposé des passagers à Etampes nous avons pu grimper au dessus des nuages et nous promener sans but, simplement profiter du plaisir du vol.

Merci Google Photos, merci Vincent !

 

Tiens j'avais une barbe.

Google Photos is nice to remind me of it, my last real flight dates back to february 22nd of 2015. It's been a year since I last stepped into an aircraft, and that makes me sad. Thanks a lot Google Photos.


On the other hand, it is indeed a nice memory. It was a flight flight in a Cirrus, courtesy of Vincent. After having unloaded some passengers in Etampes, we climbed above the coulds without any particular plan, just to enjoy the sensation of flight.

Thanks a lot Google Photos, thank you Vincent !

 

I had a beard back then.



21 février 2016

Zones restreintes et espaces aériens appropriés

J'ai toujours été agacé par cette manière qu'ont les puissants de se réserver des morceaux de l'espace aérien pour assurer leur tranquillité ou leur sécurité perçue. La Lanterne à côté du tour de piste de St Cyr, ou le Cap Nègre de Sarkozy en vacances, ou les zones P popup créées au gré des déplacements du président Obama...

Bref, en voici un nouvel exemple avec notre cher président : 

19 février 2016

DCS tip : configuration du A-10C

Quand je découvre un nouveau jeu vidéo sur PC, je commence toujours par visiter les menus de configuration. Il faut ajuster les options graphiques, parfois audio, et surtout s'occuper des réglages des contrôles. Parfois cela se résume à remapper les W/Z et A/Q d'un FPS qui ne gère pas bien les claviers français. Dans le cas des simulateurs de vol, qui nécessitent le paramétrage de plusieurs contrôleurs en plus du clavier pour accéder une ribambelle de commandes, ça devient une aventure à part entière - aventure qui fait partie intégrante de l'apprentissage du simulateur voire de l'avion qu'on s'attelle à configurer.

Prenons le cas du A-10C de DCS.
Le A-10C est un avion militaire équipé d'un HOTAS : les concepteurs de l'avion réel on déjà fait un travail ergonomique pour disposer les commandes les plus importantes sous les mains du pilote, c'est-à-dire sur le manche et les manettes des gaz. Un bon point de départ est donc de tenter de s'approcher de cet arrangement sur le joystick qu'on va utiliser. C'est un prétexte qui en vaut un autre pour s'attaquer au manuel du A-10C et ses 600 pages d'informations.


Avec la lecture de la documentation et quelques de vols d'entrainement, on se fait une première idée de comment on va vouloir attribuer les actions sur les contrôleurs. Ce premier jet pourra ensuite affiné au fur et à mesure des vols - je recommande de le faire en même temps que les tutoriaux.

Matériel utilisé
Joystick : HOTAS Saitek X-52 Pro.
Palonnier : Saitek Pro Flight Rudder Pedals (avec toe brakes).
Un TrackIR, un clavier, une souris.


Joystick X-52 pro
A quelques exceptions près, la configuration du X-52 se fait dans DCS, pas dans le profiler de Saitek. D'une part le profiler va de mal en pis depuis le rachat de Saitek par MadCatz, d'autre part il ne donne pas l'accès à certains boutons qui sont pourtant reconnus par DCS.

Shifteur
Bien que je n'aime pas trop doubler les fonctions des touches en utilisant un mode shifté, dans le cas du A-10 il est indispensable de le faire au moins pour quelques fonctions.
Le shifteur reste l'habituel bouton pinkie du joystick. Le paramétrage se fait dans DCS comme suit :
  • Dans la configuration des contrôles, cliquer sur MODIFIERS en bas à droite.
  • Sous la colonne de gauche, également intitulée Modifiers, cliquer ADD.
  • Dans Device Name choisir le X-52.
  • Appuyer sur le pinkie pour faire apparaître son code dans Select modifier button.
  • Choisir un nom ("Pinkie" par exemple) dans Modifier button Name.
 Le pinkie du X-52 va désormais être reconnu par DCS comme un modificateur au même titre que les touches MAJ ou CTRL du clavier.

Configuration




Mode standardMode shiftéConfig.Notes

Joystick


TriggerGun trigger first stage
DCS
Second TriggerGun trigger
DCS
LaunchWeapon release
DCS
Fire AHOTAS CMS aft
DCSArrêt du programme de contremesures
Fire BHOTAS CMS forward
DCSDéclenchement du programme de contremesures
Fire CHOTAS master mode control button
DCS
PinkieSHIFTER
DCS
POV1HOTAS DMSHOTAS CMSDCSEn mode shifté :
- gauche et droite correspondent à CMS left et right (séléction du programme de contremesures)
- haut et/ou bas à CMS Z-axis (activation du brouilleur)
POV2HOTAS TMS
DCS
ModeHOTAS pinkie switch
DCSMode d'éclairage extérieur
Toggle 12Master arm ARM/SAFELeft engine start/stopDCSBouton bascule gauche du joystick
Toggle 34GUN/PAC switch ARM/SAFEAPU start/stopDCSBouton bascule central du joystick
Toggle 56Laser switch ARM/SAFERight engine start/stopDCSBouton bascule droit du joystick

Throttle


Fire DHOTAS left throttle button
DCSPilote automatique ON/OFF
Fire EPauseActive pauseDCS
ClutchMic switch forwardMic switch downDCSEmission sur les radio s VHF1 et UHF
MouseHOTAS slew
ProfilerParamétré dans le profiler avec des bandes
Mouse buttonNosewheel steering button
DCS
Mouse wheelHOTAS boat switch aft/forward
Profiler
Mouse wheel buttonHOTAS boat switch center
Profiler
Precision sliderHOTAS speedbrake
ProfilerParamétré dans le profiler avec des bandes
Throttle POVHOTAS coolie switchUP/DOWN : UFC steer
LEFT/RIGHT : China Hat
DCS
Axis 1Zoom view
DCSJ'aime que cet axe soit configuré avec une grosse deadzone pour retrouver facilement le niveau de zoom central
Axis 2



MFD wheel leftLAAP
DCSMode de l'autopilote
MFD wheel rightHOTAS mic switch
DCSEmission sur les radios VHF1, VHF2 et UHF
MFD start/stopTrim nose downFlaps retractDCS
MFD resetTrim nose upFlaps extendDCS

Speedbrake
La configuration du déploiement des aérofreins se fait dans le profiler en découpant le le precision slider de la manette des gaz en trois bandes :
  • Une première bande de 0-5% activant le déploiement.
  • Une bande centrale de 5-95% qui ne fait rien.
  • Une bande finale de 95-100% activant la rétractation.

L'inconvénient de cette méthode est que si le slider reste dans l'une des bandes extrêmes, l'action correspondante est activée en continu, ce qui peut inhiber les autres appuis de touches. Pour résoudre ce problème, les actions de rétractations et de déploiement sont des commandes avancés programmées pour ne se répéter que pendant les quelques secondes nécessaires à un mouvement complet des aérofreins.


UFC
Dans le vrai A-10, le Up Front Controller est une des améliorations de la révision C : c'est un boitier placé sous le HUD présentant un clavier alpha-numérique type téléphone et d'autres commandes utiles. Comme il est assez souvent utilisé pour des tâches importantes, j'ai modifié sa configuration clavier afin de la rendre plus pratique.


Switcher
Un switcher, c'est un peu la même chose qu'un shifteur, sauf que la bascule opérée est permanente. Autrement dit, appuyer sur un switcher change le mode de fonctionnement du clavier pour les contrôles qui l'utilisent.
Dans le cas de l'UFC, j'ai utilisé la touche VERR NUM comme switcher. Dans la configuration des contrôles, cliquer sur MODIFIERS en bas à droite.
  • Sous la colonne de droite intitulée Switches, cliquer ADD.
  • Dans Device Name choisir le clavier.
  • Appuyer sur VERR MAJ pour le faire apparaître dans Select switch button.
  • Choisir un nom (VERR MAJ) dans Switch button Name.
Il ne reste plus qu'à configurer les contrôles relatifs à l'UFC sur les touches du pavé numérique avec ce switcher. Ainsi, par défaut, le pavé numérique continue à contrôler les vues, mais un appui sur VERR NUM et il contrôle l'UFC.


Fichiers de configuration à télécharger
Profil Saitek X-52 - à placer dans C:\Users\Public\Documents\SmartTechnology Profiles.
Configuration DCS X-52.
Configuration DCS clavier.

14 février 2016

Retour vers DCS



Au début des années 2000, Lock On : Modern Air Combat, et bien sûr le IL-2 Sturmovik original, ont joué un rôle central dans ma découverte de la simulation aéronautique. C'est en tâtonnant avec les systèmes radar du Su-27 ou les réglages de convergence du MiG-3 que j'ai rallumé ma vieille passion pour l'aviation, ce qui m'a finalement amené à passer mon PPL quelques années plus tard.

Digital Combat Simulator, ou DCS, c'est le successeur de Lock On (lui même successeur du vénérable Flanker que je n'ai pas connu).
Depuis 15 ans il a bien changé : intégrations de modèles de vols avancés, cockpits en 3D avec 6 degrés de liberté, instruments cliquables et modélisation intégrale des systèmes pour certains appareils, refonte de l'architecture technique (et commerciale) en un système modulaire à la Flight Simulator...
D'un autre côté, il n'a pas beaucoup changé : toujours la même vieille carte, un éditeur de mission laborieux, un univers vide et peu immersif, un moteur graphique horriblement daté...

Sauf que sur ce dernier point, crucial, il y a du mouvement : la version 1.5 de DCS à intégré une refonte du moteur graphique pour exploiter les technologies actuelles, ce qui en pratique veut dire qu'on peut enfin le faire tourner avec des performances satisfaisantes sur une machine récente.
C'est ça qui m'a motivé à me replonger dans DCS.


DCS en 2010 : le module A-10C et la carte Nevada, qui est toujours en alpha 6 ans plus tard.
A l'époque, je me rappelle avoir été impressionné par l'avion, mais franchement déçu par le rendu de l'environnement.

En 2016, DCS 1.5 est enfin fluide sur ma machine sans avoir à faire de terribles concessions graphiques. Après quelques heures de jeu voilà ce que j'ai retenu :

Points positifs
  • Possibilité de configurer les contrôles en cours de jeu - ÉNORME point positif
  • Performances excellentes, rendu visuel satisfaisant, particulièrement les effets (nuages, brume, condensation et trainées de missiles se sont bien améliorés)
  • Modèles de vols toujours très crédibles et fins ; modélisation des dégâts sur son propre avion assez détaillée
  • Modélisation des systèmes du A-10C excellente, avec évidemment la possibilité de se servir des armement
Points négatifs
  • Rendu visuel daté, surtout au niveau de l'environnement (carte Crimée) ; les textures des véhicules sont souvent assez fades
  • Environnement toujours aussi vide : pas de trafic civil, communications radio laborieuses et pas toujours cohérentes, radionavigation embryonnaire
  • Pour le A-10C, manque de possibilités de customiser ses systèmes de vol (présélections radio, configurations d'armement et de systèmes de défense...)


Malgré ses défauts, DCS reste l'une des valeurs sûres de la simulation militaire aéronautique : sérieux, détaillé, précis, il incite à se plonger dans les manuels et à apprendre des procédures complexes, et il assouvit superbement la curiosité technique du simmeur. Il évolue et s'améliore encore : le moteur graphique est une étape, d'autres sont planifiées (carte Nevada, portes-avions améliorés, modules détaillés dont un F-18, et plein de choses petites ou grandes...).
 
A noter que DCS World, la base de DCS, est gratuit avec la vieille carte de Crimée et deux modules : le TF-51D qui est un module avancé, et le Su-25T qui est un module standard (sans cockpit cliquable ni modèle de vol professionnel).
 
Et comme tout les simulateurs sérieux, la première étape c'est de configurer ses contrôleurs. J'y ai (re-)passé pas mal de temps et je suis arrivé à un ensemble fonctionnel pour mon cas (X-52 Pro, palonnier, Track-IR). Je le partagerais dans un prochain post sur ce blog.



In the early 2000, Lock On : Modern Air Combat, and of course the original IL-2 Sturmovik, played a major role in my discovery of flight simming. It was my fumbling around the Su-27 radar systems or the MiG-3 convergence settings that stirred up my old passion for everything aviation related - and that brought me to obtain my private pilot license some years later.

Digital Combat Simulator, or DCS, is the successor to Lock On (which in turn was the successor to the venerable Flanker 2, but I didn't play this one).
It changed quite a bit in 15 years  : advanced flight models were introduced, 3D cockpits with 6 of freedom, clikable instruments, full systems simulation for some aircrafts, overhaul of the technical (and commercial) architecture in favor of a modular system not too different from Flight Simulator's...
On the other hand, it didn't change very much : still the same old map, an unwieldy mission editor, a rather empty and dull environment, an age old graphic engine...
Except that on this last, crucial point, something has finally changed : DCS 1.5 introduced an overhaul of the graphic engine to bring it up speed with the lastest standards. Meaning it will now run with satisfying performances on contemporary computers.
And this, is what lead me to dive back into DCS.

DCS in 2010 : the A-10C module and the Nevada map, which is stil in alpha state 6 years later.
Back then I remember having been impressed by the airplane, and sincerely disappointed by the environment.


In 2016, at last, DCS 1.5 runs smoothly on my computer without having to hold back on the graphic settings. With some hours of playtime in, these are my new first impressions :

Positives
  • It is now possible to modify the controllers configurations while in-game - HUGE positive
  • Excellent performances, the visuals are correct, especially the effects (clouds, mist, contrails and missile trails are much better)
  • Flight models are still great, believable and detailed ; damage models on own craft is good
  • A10-C systems are nicely modeled
Négatives
  • Still shows its age visually, especially environnement-wise (Crimea map) ; vehicles textures are bland
  • Environnement feels empty : no civilian air traffic, ATC is unwieldy and not always coherent, radionavigation seems liek an afterthought
  • A-10C lacks some kind reloadable system configurations, to be able to carry radio frequencies and presets, weapon or countermeasures profiles from one mission to the next



Despite many enduring faults, DCS is one solid piece of military flight simulation : serious, detailled, it gives the serious flight simmer reasons to read manuals and learn real life procedures. And it is still improving : the graphic engine was an important step, others should follow (Nevada map, improved aircraft carriers, advanced modules including an F-18, and more...).
 
DCS World, which is the base module of DCS, is free and inculde the old Crimea map and two modules : the TF-51D (advanced module), and the Su-25T (standard module, without clickable cockpit or "professional flight model").

And as any serious flight simulator, the first step is to setup the various controllers. I spent a deal of time doing that (again) and settled with a satisfying solution  for the A-10C (with X-52 Pro, rudder pedals, Track-IR). I will share it in a future post.