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Interception au-dessus de l'Alaska

1 er août 1989. C'est la toute fin de la guerre froide. Quelque part en Alaska, des radars de défense US ont détecté deu...

30 mars 2011

Top This One For A Speeding Ticket!

Voici une sympathique anecdote que j’ai retrouvée en triant mes vieux mails.
Je précise que, d'après mes sources ( VRS ), il semble que les systèmes de protection radar du F/A-18 soient effectivement tout à fait capables de détecter une menace radar et d'automatiquement verrouiller un missile HARM anti-radar dessus, n'attendant plus qu'une impulsion du pilote pour le tirer.

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Top This One For A Speeding Ticket!


Two Highway Patrol Officers were conducting speeding enforcement on I-15, just north of Oceanside, San Diego, California.

One of the officers was using a hand held radar device to check speeding vehicles approaching the crest of a hill. The officers were suddenly surprised when the radar gun began reading 300 miles per hour and climbing.
The officer attempted to reset the radar gun, but it would not reset and then it suddenly turned off.
Just then a deafening roar over the treetops revealed that the radar had in fact locked on to a USMC F/A-18 Hornet which was engaged in a low flying exercise near this, it's home base location.

Back at the California Highway Patrol Headquarters the Patrol Captain fired off a complaint to the US Marine Corps. Base Commander for shutting down his equipment.
The reply came back in true USMC style:

Thank you for your letter.
You may be interested to know that the tactical computer in the Hornet had detected the presence of, and subsequently locked on to, your hostile radar equipment and automatically sent a jamming signal back to it, which is why it shut down.
Furthermore, an Air-to-Ground missile aboard the fully armed aircraft had also automatically locked on to your equipment location. Fortunately, the Marine Pilot flying the Hornet recognized the situation for what it was, quickly responded to the missile system alert status and was able to override the automated defence system before the missile was launched to destroy the hostile radar position.
The pilot suggests you cover your mouths when cursing at them, since the video systems on these jets are very high tech. Sergeant Johnson, the officer holding the radar gun, should get his dentist to check his left rear molar. It appears the filling is loose. Also, the snap is broken on his holster.'

Semper Fi!!

28 mars 2011

Far West 2009, 10 juin : de Page à Sedona

Où l'on fait du vol en formation au dessus des canyons de l'Utah et des mesas de Monument Valley
http://picasaweb.google.com/fgasseau/090610Fw09KPGAU96KSEZ
- Page Municipal Airport (Page, Arizona, USA)
- Cal Black Memorial Airport (Halls Crossing, Utah, USA)
- Sedona Airport (Sedona, Arizona, USA)


Aujourd'hui ça va mieux. Une bonne nuit de repos semble avoir mis ma grippe en déroute. Et c'est tant mieux parce que les vols d'aujourd'hui sont sans doute les plus beaux et les plus dépaysants de toute l'épopée Farwest.
La matinée est agréable. Il ne fait pas encore trop chaud, et le ciel est d'un bleu estival parsemé de cumulus joufflus. Sur le parking de Page, notre petit équipe s'affaire : Joël complète l'huile du 88G, Vincent astique le pare-brise de 75F, le vieux camion citerne Ford du FBO fait les pleins du SP... On discute devant les cartes, on programme les GPS, on prend la météo, on se promène sans but entre les avions parqués... Dans le hall de l'aérogare, nous rencontrons des pilotes locaux qui nous recommandent vivement de passer au dessus de Zion Canyon avant de rejoindre Bryce. On interroge, on discute, on remercie, et on repart tracer des traits sur les cartes et programmer des points tournants dans les GPS.

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"Page trafic, Cessna N4975F, radio check...
- Loud and clear 75F.
- 75F thank you."
Comme d'habitude, Vincent est consciencieux, et après avoir crié "clear prop" avant de démarrer le moteur, il prend soin de vérifier qu'on l'entend sur la fréquence d'auto-information de Page. Il serait dommage de s'apercevoir, après avoir roulé et décollé, que l'on parlait dans le vide parce que l'on s'était trompé dans le réglage de la radio !


Nous nous envolons de la piste 33 et obliquons à gauche au dessus du lac Powell. L'un après l'autre, nos trois Cessnas mettent cap à l'ouest, le long de la frontière entre l'Arizona et l'Utah, survolant un désert accidenté de poussière brune duquel émergent par endroit des bosquets de rochers acérés. Nous passons au dessus des falaises rouges d'un premier canyon anonyme - il y en aura beaucoup d'autres - puis au large des Coral Pink Sand Dunes, un lac de sable rose enchâssé entre deux escarpements ocres, dont la surface ridée de vagues lisses est piquetée des points noirs de petits conifères.


Pas de flight following sur ce vol, mais comme d'habitude nous gardons le contact radio inter-avion sur la fréquence 123.45. Nous nous arrangeons ainsi pour retrouver 88G au dessus des pistes en croix de Colodaro City et continuons vers le nord, au dessus de Zion National Park. Le pilote de Page n'a pas exagéré : le spectacle est grandiose. Le parc est un vaste massif de Navajo Sandstones qui émerge de l'aplat inégal du désert environnant. Ces hauts plateaux ont des sommets plats couverts de végétation émeraude, et s'arrondissent en pentes de grès blanc avant de chuter vertigineusement dans des crevasses plus ou moins larges et profondes. En formation lâche avec le 88G piloté par Joël, nous remontons la plus grande d'entre elles : le Zion Canyon proprement dit, une immense saignée verdoyante au fond de laquelle miroitent les méandres de la Virgin River ; et la présence d'un autre avion au bout de notre aile donne une échelle aux dimensions gigantesques de ce décor que notre altitude de vol à tendance à minimiser.


Et soudain, c'est de nouveau la plaine, presque verte cette fois car le terrain est plus élevé, plus tempéré qu'à Page. Et puis c'est Bryce Canyon. Je ne sais toujours pas pourquoi on appelle ça un canyon : Bryce est plutôt un grand amphithéâtre qui s'arrache brusquement à la pente douce de la forêt environnante. Toujours en formation avec 88G, nous glissons près de ce mur, admirant les innombrables hoodoos, cheminées rocheuses rouge et orange, qui ondulent le long de la paroi.
Dans les trois avions (le troisième Cessna, SP, est un peu plus au sud et un peu plus haut), caméras et appareils photos mitraillent, et des yeux grand ouverts absorbent des souvenirs.


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Après Bryce, nous continuons vers l'est jusqu'à traverser le bras nord du lac Powell au niveau de la Bullfrog Bay. Nous nous posons juste de l'autre coté, à Cal Black Memorial, pour faire le plein. A Cal Black, on est vraiment au milieu de rien : un ruban de bitume noir posé au milieu des cailloux poussiéreux, un petit groupe de caravanes, une vieille pompe à essence et un gestionnaire qui semble à deux doigts de sortir le fusil quand je tarde à arriver pour payer mon plein.


Je me rends compte que c’est la première fois que je vois le désert du sol. Derrière les palissades rouillées de l’aérodrome, un vent chaud balaye des volutes de poussière rouge sur la surface de vastes aplats de roches lissés par l’érosion. Partout, émergeant de fissures dans le manteau caillouteux, des touffes d’une végétation austère dansent dans les rafales sèches. Ici, le nom que nous avons choisi pour notre périple prend tout son sens : on est vraiment au farwest.


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Nous repartons de Cal Black et vers le sud, en passant au dessus du lit verdoyant de la San Juan River là où elle rejoint le lac Powell, pour trouver Monument Valley.


Dans N4975F, nous sommes les premiers à arriver à l’aéroport de Monument Valley. Vincent et moi, qui sommes déjà passés par là l’année dernière, reconnaissons la piste en pente collée à la falaise, les quelques habitations agglutinées autour de la boutique de souvenirs Navajo de Goulding, le ruban gris de l’autoroute 163 qui oblique vers le sud. Pour Patrick par contre, c’est la première fois, et il me laisse les commandes pour pouvoir mieux profiter du spectacle. Je ne me fais pas prier, et fait descendre le Cessna à hauteur du sommet des mesas. Pendant une quinzaine de minutes, nous surfons entre les grands plateaux ocres aux jupes d’éboulis, et encore des hoodoos plus ou moins grands qui sortent du désert comme des doigts pointés vers le ciel. A l’arrière, Vincent engrange les images qui donneront naissance à la vidéo épisode 5 de Farwest 2009 (ici).


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Après la majesté des canyons, des mesas et des hoodoos, la fin du voyage paraît un peu fade. Je rends les commandes à Patrick qui nous cale en croisière au FL95, tout droit jusqu’à Sedona. A l’arrière, Vincent a allumé son portable et trie déjà ses photos. Dans le 88G, Joël dort.


Lentement, le désert se vallonne et se verdit, et finit par laisser place à des collines rondelettes couvertes d’arbres. Puis les collines deviennent des petites montagnes et des crevasses blanches qui déchirent la forêt. Et finalement, Sedona, Americas’s most scenic airport, posé tout en haut d’une grande colline au milieu d’un bassin encadré de falaises boisées, et encore des mesas, d’un rouge lumineux dans les rayons du soleil couchant. Un tour de piste et Patrick pose le Cessna, mettant fin aux vols d’une longue et mémorable journée.


Fatigués et affamés, nous nous retrouvons tous autour d’une collation et de pichets de bière au restaurant de l’aérodrome. Nous n’avons rien mangé depuis le petit-déjeuner.
Vincent et Bertrand prennent la voiture de location qui nous attendait sur la parking pour aller faire le check-in à l’hôtel, en bas dans la vallée, et les autres reprennent un pichet pendant que la nuit tombe.

17 mars 2011

Far West 2009, 9 juin : de Las Vegas à Page

Où l'on remonte la Colorado River en longeant les paysages escarpés du Grand Canyon
http://picasaweb.google.com/fgasseau/090609Fw09KLASKPGA
- Mc Carran International Airport (Las Vegas, Nevada, USA)
- Henderson Executive Airport (Las Vegas, Nevada, USA)
- Page Municipal Airport (Page, Arizona, USA)



Je suis malade.
Je ne sais pas, sans doute la combinaison entre les températures étouffantes du Nevada et la fraîcheur sur-climatisée des casinos de Las Vegas. En tous cas, bien que le vol d'aujourd'hui s'annonce très intéressant, j'ai du renoncer à une place de pilote.
En ce matin chaud, sous un ciel bleu mais chargé de cumulus bouffis, c'est Vincent qui aligne notre bon vieux N4975F au milieu de la large piste 7 left de McCarran. Malgré ma fièvre et ma gorge râpeuse, je suis à la place du copilote pour la première branche. Il faut dire qu'elle va durer à peine dix minutes : un saut de puce de McCarran International, le grand aéroport au pied du Strip de Las Vegas, jusqu'à Henderson Executive, dix kilomètres au sud. C'est un peu comme de faire StCyr - Chavenay. On prend l'ATIS de la destination au parking, et à peine a-t-on décollé qu'on quitte la tour de McCarran pour passer avec Las Vegas Departure, qui nous renvoie presque immédiatement sur Henderson Tower, qui nous autorise à atterrir :
"Skyhawk 4975F, Henderson Tower, make straight-in runway 1-7 left...
... runway 1-7 left, cleared to land, trafic is a Duke on the right base landing on the right."


On ne fait qu'un pit-stop à Henderson, pour remplir les réservoirs, parce que les tarifs de l'Avgas y sont plus raisonnables qu'à McCarran. Les pompes à essence sont disposées en cercle sur un îlot de bitume posé au milieu des parkings. Les trois Cessnas de l'équipée Farwest sont positionnés tout autour, et chacun vaque à ses occupations - faire un plein, vérifier le tracer de la nav à venir, se balader sur le parking, sommeiller dans l'avion... - pendant qu'un bruit inhabituel se fait entendre. D'abord lointain, le grondement enfle progressivement jusqu'à attirer l'attention de tout le monde vers le seuil de la piste 17. Trois ChinooksSea Knights (merci à Max sur Pilote Virtuel d'avoir pointé l'erreur) des Marines, peints en gris basse visibilité, se sont posés et remontent la piste en file indienne. Tiré de ma sieste par ce boucan d'apocalypse (now), je sors du Cessna, appareil photo à la main, juste à temps pour voir le premier hélicoptère s'arrêter et quitter la piste sur le taxiway Echo, juste devant les pompes. Il fait demi tour sur son axe et repart vers sa place de parking, ses roues frôlant à peine le bitume, la majeure partie de sa masse juste supportée par la portance de ses deux rotors, la chaleur de ses turbines faisant miroiter l'air dans son dos. Un Marine en combinaison beige, penché par la portière ouverte, semble guider la manoeuvre en communiquant avec le pilote par un micro fixé sur son casque de vol blanc. Bientôt, les deux autres machines lui emboitent le pas et le vrombissement s'attenue doucement. Pendant quelques instants, dans la chaleur poussièreuse du désert du Nevada, on se serait cru en Irak.


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Nous décollons d'Henderson et faisons un grande boucle autour de la classe B de Las Vegas pour rejoindre le lac Mead. Comme entre Portland et Reno, c'est Patrick qui est commandant, Vincent est en place droite et je suis calé au milieu des bagages sur la banquette arrière.
Nous passons Boulder City, puis au dessus du barrage Hoover, un arc de cercle de béton blanc coincé entre deux falaises de rocher brun. Un peu en aval, un pont est en construction, apparemment pour remplacer la petite route tournicotante qui passe sur le barrage par une large autoroute rectiligne. Les deux gigantesques demi-arches de l'ouvrage, suspendues par une multitude de câbles, enjambent vertigineusement la Colorado River, encore plus impressionantes que le barrage lui-même.

Hebergement gratuit d'image et photo

Cap à l'est, nous suivons les méandres du lac Mead jusqu'en Arizona. Les rives s'élèvent et se rapprochent peu à peu, les plages fractales de rocher érodé devenant progressivement des falaises déchiquetées aux teintes orangées. Quand nous arrivons au dessus du Grand Canyon proprement dit, je me suis endormi. Maudite grippe, qui m'aura fait rater le survol de cet endroit mythique.



Pendant le reste du vol, j'emerge ponctuellement d'un sommeil enfiévré, absorbant furtivement des images de restanques brunes aux étagements anarchiques et gigantesques, d'immenses pitons aux sommets plats entourés d'éboulis de rochers, de reflets de soleil entraperçus sur la Colorado river au fond d'un canyon vertigineux, de glissement de gouttes de bruine sur le pare-brise du Cessna...


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Je ne me rappelle même pas l'atterrissage à Page. Je crois que je me suis seulement reveillé au parking, et que j'ai raté l'arrivée sur le lac Powell, le bandeau noir de la piste 33, la tâche verte de la ville de Page au milieu de l'aridité du désert, et le mont Navajo dans le lointain.
Le N9488G se fait attendre - nous apprendrons plus tard que Marc-Olivier a décidé de s'arrêter et de se dégourdir les jambes un moment sur le petit terrain de Marble Canyon, plus au sud, avant de rejoindre Page. Fédéric, Bertrand et Patrick, enthousiastes, repartent à bord du N487SP faire un local au dessus de Lake Powell au coucher du soleil. Je reste au sol avec l'équipe Priceline : on aura pas de quatre étoiles à Page, mais ce soir je serais bien content avec n'importe quel hôtel où je pourrais m'allonger.


14 mars 2011

De bien belles images...

... et c'est rien de le dire !

J'ai découvert ça sur le blog de Vincent : le compte Vimeo d'Olivier Reik, un pilote qui a fait des vols au dessus du Grand Canyon, de la Death Valley, et de New York ou la Floride, le tout imortalisé dans des vidéos magnifiques.

Je vous laisse découvrir ça ici : http://www.vimeo.com/user342267

En particulier, je recommande celle-ci, où l'on a droit à des plans de Monument Valley sous la neige. Du rêve !

3 mars 2011

Bill Baroud au Canada


2 mars 2011, Galore Creek, BC

Glissant paresseusement au dessus des hauteurs du Spectrum Range, les premiers rayons du soleil d’hiver réchauffent doucement la petite tente verte blottie sous l’aile du Cessna. La toile usée remue et se fend le long de la fermeture éclair qui lui fait office de porte. Une forme hirsute s’extrait en grognant par l’ouverture et se redresse, s’étire, lâche un bâillement sonore qui résonne dans l’air froid de la vallée. En passant machinalement ses longs doigts dans sa barbe drue, Bill Baroud fait quelques pas qui crissent dans la neige gelée qui borde l’altisurface de Galore Creek. Il farfouille un moment dans les poches de son pantalon cargo élimé et en sort un paquet souple de Camels et un Zippo argenté embossé d'une silhouette féminine. Il pose une cigarette entre ses lèvres pâteuses et l’allume d’un geste expert, exhalant une longue bouffée de fumée bleue dans la pureté matinale.

Perdu au milieu des hauteurs escarpées du plateau de Stikine, au nord de la Colombie Britannique, Galore Creek est un camp spartiate où un petit groupe de techniciens et de scientifiques préparent la construction d’une mine de cuivre. Bill a atterri la veille sur la petite piste enneigée qui dessert le camp minier pour y livrer les cartons de nourriture, de papier toilette et de dentifrice entassés dans le coffre ventral de son Cessna 185. Puis, la nuit tombant rapidement, il a planté sa vieille tente sous l’aile de son avion, fait chauffer un repas sur un antique réchaud à gaz, fumé une cigarette... Puis il s’est endormi, la chaleur protectrice de son duvet l’isolant de la nuit glaciale.
Ce lendemain matin, alors que le disque solaire effleure à peine les crêtes, il abandonne négligemment son mégot entre les sapins chargés de neige. Il jette un coup d’œil à la grosse Breitling qui orne son poignet poilu : le pécheur qu’il doit transporter à Schaft Creek doit déjà doit déjà l’attendre à l’héliport de Telegraph Creek, il est temps d’y aller.
Il jette en vrac son duvet, son réchaud et la tente démontée à l’arrière du Cessna, et entasse par dessus le tout la paire de cales en bois qui a immobilisé l’avion pendant la nuit. Il brasse l’hélice une dizaine de fois, prime, re-brasse... Quand il s’installe aux commande, il est en sueur malgré la température hivernale. Il attrape les divers emballages de friandises qui traînent sur le siège passager et les jette dans la neige. Il en profite aussi pour vider le cendrier avant de claquer la portière.
Quelques secondes plus tard, le moteur hoquette, tousse, puis démarre dans un rugissement qui déchire le silence de ces montagnes isolées. Bill n’a pas vérifié le vent, mais de toutes façons la piste est en pente, et il roule vers le seuil le plus élevé. Il s’aligne et s’arrête, les grosses roues glissant un peu sur la surface gelée. Encore quelques minutes pour laisser chauffer l’huile et il libère les freins. Pleins gaz, l’avion tressaute sur la surface inégale avant de quitter doucement le sol et de virer vers le sud, et vers une nouvelle journée de travail.

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Cette courte promenade dans les montagnes le long de la Stikine River a été faite dans Flight Simulator X avec des décors améliorés par le package Tongass Fjords.

Bill, après le décollage de Galore Creek, garde un cran de volets pour faire son demi-tour entre les montagnes environnantes.

En descente vers la large vallée de la Stikine River, où Bill doit récupérer son passager pour la matinée.

L'avion est stabilisé en légère descente, Bill allume une cigarette.

La Stikine River. Quelque part la dedans, il y a l'héliport et hydrobase de Telegraph Creek. Evidemment, Bill ne pilote ni un hélicoptère, ni un hydravion. Mais se poser sur la rivière gelée ne lui fait pas peur !

Le pécheur embarqué, le Cessna décolle vers le nord pour rejoindre Schaft Creek.

Après avoir suivi les vallées pendant quelques dizaines de minutes, Bill profite de la pente douce d'un glacier pour prendre de l'altitude afin de passer les sommets et de rejoindre une vallée parallèle.

Et voilà Schaft Creek, au bout du lac. Le pécheur n'est pas mécontent d'arriver : il a fait remarquer que la fumée le gênait et la réponse de Bill n'a pas été très courtoise.

Arrivé à Shaft Creek, le pécheur est descendu dès que le moteur s'est arrêté. Bill aussi, quelques secondes plus tard, et il a allumé une cigarette.

March 2, 2011, Galore Creek, BC

The first rays of a lazy winter sun were sliding shyly over the heights of Spectrum Range, slowly warming the little green tent huddled below the wing of the Cessna. The well-worn waterproof fabric wriggled and then slid open along the zipped door. Grumbling and yawning conspicuously, a shaggy figure emerged from the opening and stepped out into the cold air of the valley. Absently stroking his bushy beard, Bill Baroud, walked around the parked airplane, his boots crunching the old frozen snow that covered Galore Creek airstrip. His hands shuffled a bit in the pockets of his old cargo pants, and pulled out a soft pack of Camel and a Zippo lighter engraved with the likeness of a women. He put a cigarette between his dry lips and lit it with practiced ease, breathing a long blue puff of smoke out in the morning purity.

Lost amongst the craggy heights of the Stikine plateau, in the far north of British Columbia, Galore Creek was a spartan settlement where a small group of workers and scientists were laying the groundwork before setting up a copper mine. Bill had landed the day before on the small, snow-covered dirt runway serving the mining camp. He had delivered the packages of food, toilet paper and toothpaste that were stacked in the belly pod of his Cessna 185. Then, as the night was falling quickly, he had pitched his tent under the airplane wing, warmed a light meal on and ancient gas stove, smoked a cigarette, and another… And he had fell asleep, the comfortable warmth of his sleeping bag shielding him from the night freezing temperatures.
The next morning, as the early sun was just touching the ridges, Bill dropped the butt of his cigarette carelessly between the snow laden firs. A quick glance at the big Breitling strapped around his hairy wrist : the fisherman he was supposed to ferry to Shaft Creek would already be waiting for him at the heliport in Telegraph Creek. It was time to get going.
He threw his sleeping bag, gas stove and disassembled tent untidily in the back of the Cessna, and over them he piled the chocks which had secured the aircraft during the night. He hand-rotated the propeller a dozen times, primed the engine, rotated again… When he finally sat in the pilot seat, he was soaked despite the winter temperature. He grabbed a handful of candy wrappings laying on the passenger seat and threw them out in the snow. He also emptied the ashtray before slamming the door shut.
A couple of seconds later, the engine sputtered, coughed, then started in a roar that split the silence of the quiet mountains. Bill did not check the wind, but the airstrip was sloped anyway, so he taxied toward the highest end. He lined up and stopped, the big tundra tires skidding slightly on the frozen surface. A few more minutes to let the engine oil warm up, and he released the brakes. Full throttle, the aircraft bumped on the rough ground before taking off, struggling to climb into the thin air. Bill turned southbound, to another day of work.

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This short flight in the mountains, along the Stikine River was done in Flight Simulator X with enhanced scenery Tongass Fjords.

Bill, right after taking off Galore Creek, keeps on notch of flaps to make a 360 turn between the mountains.

Descending into the wide Stikine River valley, were Bill will pick up his passenger for the day.

With the aircraft trimmed into a slight descent, Bill can comfortably light a cigarette.

The Sitkine River. Somewhere down there, there is the heliport and water runway of Telegraph Creek. Obviously, Bill does not pilot a helicopter nor a floatplane. But landing on the frozen river does not scare him the slightest !

With the fisherman on board, the Cessna takes off northbound to Shaft Creek.

After having followed the Stikine valley for some time, Bill uses the shallow slope of a glacier to gain altitude in order to pass the top of the mountains and into the next valley.

And here is Shaft Creek, at the far end of the lake. The passenger is relieved to finally arrive : he remarked that the cigarette smoke in the cabin was bothering him, and Bill's answer was less than courteous.

Landed at Shaft Creek. The fisherman got out as soon as the engine shut down. Bill as well, and he immediatly lit a cigarette.