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Interception au-dessus de l'Alaska

1 er août 1989. C'est la toute fin de la guerre froide. Quelque part en Alaska, des radars de défense US ont détecté deu...

14 février 2016

Retour vers DCS



Au début des années 2000, Lock On : Modern Air Combat, et bien sûr le IL-2 Sturmovik original, ont joué un rôle central dans ma découverte de la simulation aéronautique. C'est en tâtonnant avec les systèmes radar du Su-27 ou les réglages de convergence du MiG-3 que j'ai rallumé ma vieille passion pour l'aviation, ce qui m'a finalement amené à passer mon PPL quelques années plus tard.

Digital Combat Simulator, ou DCS, c'est le successeur de Lock On (lui même successeur du vénérable Flanker que je n'ai pas connu).
Depuis 15 ans il a bien changé : intégrations de modèles de vols avancés, cockpits en 3D avec 6 degrés de liberté, instruments cliquables et modélisation intégrale des systèmes pour certains appareils, refonte de l'architecture technique (et commerciale) en un système modulaire à la Flight Simulator...
D'un autre côté, il n'a pas beaucoup changé : toujours la même vieille carte, un éditeur de mission laborieux, un univers vide et peu immersif, un moteur graphique horriblement daté...

Sauf que sur ce dernier point, crucial, il y a du mouvement : la version 1.5 de DCS à intégré une refonte du moteur graphique pour exploiter les technologies actuelles, ce qui en pratique veut dire qu'on peut enfin le faire tourner avec des performances satisfaisantes sur une machine récente.
C'est ça qui m'a motivé à me replonger dans DCS.


DCS en 2010 : le module A-10C et la carte Nevada, qui est toujours en alpha 6 ans plus tard.
A l'époque, je me rappelle avoir été impressionné par l'avion, mais franchement déçu par le rendu de l'environnement.

En 2016, DCS 1.5 est enfin fluide sur ma machine sans avoir à faire de terribles concessions graphiques. Après quelques heures de jeu voilà ce que j'ai retenu :

Points positifs
  • Possibilité de configurer les contrôles en cours de jeu - ÉNORME point positif
  • Performances excellentes, rendu visuel satisfaisant, particulièrement les effets (nuages, brume, condensation et trainées de missiles se sont bien améliorés)
  • Modèles de vols toujours très crédibles et fins ; modélisation des dégâts sur son propre avion assez détaillée
  • Modélisation des systèmes du A-10C excellente, avec évidemment la possibilité de se servir des armement
Points négatifs
  • Rendu visuel daté, surtout au niveau de l'environnement (carte Crimée) ; les textures des véhicules sont souvent assez fades
  • Environnement toujours aussi vide : pas de trafic civil, communications radio laborieuses et pas toujours cohérentes, radionavigation embryonnaire
  • Pour le A-10C, manque de possibilités de customiser ses systèmes de vol (présélections radio, configurations d'armement et de systèmes de défense...)


Malgré ses défauts, DCS reste l'une des valeurs sûres de la simulation militaire aéronautique : sérieux, détaillé, précis, il incite à se plonger dans les manuels et à apprendre des procédures complexes, et il assouvit superbement la curiosité technique du simmeur. Il évolue et s'améliore encore : le moteur graphique est une étape, d'autres sont planifiées (carte Nevada, portes-avions améliorés, modules détaillés dont un F-18, et plein de choses petites ou grandes...).
 
A noter que DCS World, la base de DCS, est gratuit avec la vieille carte de Crimée et deux modules : le TF-51D qui est un module avancé, et le Su-25T qui est un module standard (sans cockpit cliquable ni modèle de vol professionnel).
 
Et comme tout les simulateurs sérieux, la première étape c'est de configurer ses contrôleurs. J'y ai (re-)passé pas mal de temps et je suis arrivé à un ensemble fonctionnel pour mon cas (X-52 Pro, palonnier, Track-IR). Je le partagerais dans un prochain post sur ce blog.



In the early 2000, Lock On : Modern Air Combat, and of course the original IL-2 Sturmovik, played a major role in my discovery of flight simming. It was my fumbling around the Su-27 radar systems or the MiG-3 convergence settings that stirred up my old passion for everything aviation related - and that brought me to obtain my private pilot license some years later.

Digital Combat Simulator, or DCS, is the successor to Lock On (which in turn was the successor to the venerable Flanker 2, but I didn't play this one).
It changed quite a bit in 15 years  : advanced flight models were introduced, 3D cockpits with 6 of freedom, clikable instruments, full systems simulation for some aircrafts, overhaul of the technical (and commercial) architecture in favor of a modular system not too different from Flight Simulator's...
On the other hand, it didn't change very much : still the same old map, an unwieldy mission editor, a rather empty and dull environment, an age old graphic engine...
Except that on this last, crucial point, something has finally changed : DCS 1.5 introduced an overhaul of the graphic engine to bring it up speed with the lastest standards. Meaning it will now run with satisfying performances on contemporary computers.
And this, is what lead me to dive back into DCS.

DCS in 2010 : the A-10C module and the Nevada map, which is stil in alpha state 6 years later.
Back then I remember having been impressed by the airplane, and sincerely disappointed by the environment.


In 2016, at last, DCS 1.5 runs smoothly on my computer without having to hold back on the graphic settings. With some hours of playtime in, these are my new first impressions :

Positives
  • It is now possible to modify the controllers configurations while in-game - HUGE positive
  • Excellent performances, the visuals are correct, especially the effects (clouds, mist, contrails and missile trails are much better)
  • Flight models are still great, believable and detailed ; damage models on own craft is good
  • A10-C systems are nicely modeled
Négatives
  • Still shows its age visually, especially environnement-wise (Crimea map) ; vehicles textures are bland
  • Environnement feels empty : no civilian air traffic, ATC is unwieldy and not always coherent, radionavigation seems liek an afterthought
  • A-10C lacks some kind reloadable system configurations, to be able to carry radio frequencies and presets, weapon or countermeasures profiles from one mission to the next



Despite many enduring faults, DCS is one solid piece of military flight simulation : serious, detailled, it gives the serious flight simmer reasons to read manuals and learn real life procedures. And it is still improving : the graphic engine was an important step, others should follow (Nevada map, improved aircraft carriers, advanced modules including an F-18, and more...).
 
DCS World, which is the base module of DCS, is free and inculde the old Crimea map and two modules : the TF-51D (advanced module), and the Su-25T (standard module, without clickable cockpit or "professional flight model").

And as any serious flight simulator, the first step is to setup the various controllers. I spent a deal of time doing that (again) and settled with a satisfying solution  for the A-10C (with X-52 Pro, rudder pedals, Track-IR). I will share it in a future post.