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Interception au-dessus de l'Alaska

1 er août 1989. C'est la toute fin de la guerre froide. Quelque part en Alaska, des radars de défense US ont détecté deu...

20 octobre 2008

Far West 2008, jour 0 : Formalités administratives

Lundi 22 septembre 2008

Le dimanche est passé comme un rêve. Encore assommés par le décalage horaire, nous avons avec Marc-Olivier visité les abords de San Diego, fait quelques courses, localisé l'hôtel des deux prochaines nuits...
Puis nous avons récupéré Christophe à l'aéroport dans l'après-midi, et Marc-Olivier nous a emmené en avion (le Duchess sur lequel il va voler pendant tout le voyage) diner à Santa Monica, près de Los Angeles. Premier vol du séjour, coucher de soleil sur la mer de nuages, retour de nuit au dessus des lumières de californie.
Pendant ce temps, nos quatre derniers compères, qui ont atterri à Los Angeles, sont en train de rouler en voiture de location vers San Diego. Nous les retrouvons aux alentours de minuit.

Maintenant que nous sommes tous sur place, nous allons pouvoir nous lancer dans l'aventure. Et l'aventure, ça commence par une visite chez les fonctionnaires de la FAA afin d'obtenir nos licences de pilote US.

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Retour en arrière, quinze jours plus tôt à Paris.

Entre un coup de fil à la préfecture de police pour m'enquérir de l'avancement de mon passeport et la réservation des chambres d'hôtel à San Diego, le tout en gardant un œil sur le cours du Dollar, j'ai du m'occuper de la licence américaine. En effet, le PPL obtenu en France est un document bien de chez nous et... pas reconnu tel quel aux États-Unis. Il est donc nécessaire pour voler de l'autre coté de l'Atlantique d'obtenir une licence approuvée par la FAA (Federal Aviation Administration). Et ça, ça a déjà été toute une histoire.
Il a fallu comprendre comment fonctionnait le fax du boulot pour envoyer la copie de la licence et du certificat médical à la FAA à Oklahoma City.
Il a fallu expliquer son travail au fonctionnaire de la DGAC sensé confirmer la validité de ma demande, un monsieur sympathique mais d'une efficacité toute « fonction publique ».
Il a fallu, la date du départ approchant, demander à ce que le précieux document me soit envoyé à l'hôtel Hyatt de San Diego, et pas à Paris comme initialement demandé.
Et quand la réceptionniste du Hyatt nous a expliqué ne rien avoir reçu pour moi, j'en suis arrivé à envisager sérieusement d'être contraint à faire le voyage sans licence, donc sans piloter. Simple passager, quel dommage !

Et tout ça c'était pour obtenir un papier de validation, une attestation de ma qualité de pilote français, ouvrant droit à la délivrance d'une licence FAA dans les bureaux d'un FSDO de mon choix, celui de San Diego donc.

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FSDO. Ce lundi, nous nous retrouvons donc tous au FSDO de San Diego, à deux pas de Montgomery Field où sont basés nos avions. Un FSDO (Flight Standards District Offices - les américains, avec leur sens de l'acronyme, prononcent ça fissdo), c'est une antenne régionale de la FAA qui s'occupe, entre autre, de la délivrance des licences.

Nous sommes reçus par une équipe efficace et courtoise (et même cordiale !). Avec le sourire, on nous fait remplir les formulaires requis. On discute un peu de nos projets pour les jours à venir. On m'explique que non, ça n'est pas grave si je n'ai pas reçu le papier de validation, de toutes façons ils l'on eux reçu par fax et c'est bien suffisant. Si je veux ils m'en font une copie, pas de problème.

En deux temps trois mouvements, nous ressortons dans le soleil californien, le sourire aux lèvres et la licence provisoire à la main.
L'efficacité et la gentillesse de ces fonctionnaires américains a été rafraichissante après les déboires avec la DGAC parisienne !


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Safety Briefing. On est toujours lundi, c'est l'après-midi.
Au programme : inscription chez Plus One Flyers.

Plus One Flyers, c'est le club qui va nous « louer » les avions. Je mets « louer » entre guillemets car ce n'est pas à proprement parler une location. C'est un club, un peu comme les Alcyons, et une fois que l'on en est membre, on a le droit d'utiliser les avions moyennant une participation à l'heure de vol qui entre autre sert à rémunérer le propriétaire de l'avion.
Et comme partout, on ne vous laisse pas les clef d'un avion aussi facilement que celles d'une voiture chez Hertz. En plus des divers papiers à remplir, ouvertures de comptes sur le site internet et autres débit de cartes bleues, nous allons assister à un safety briefing. Pendant quelques heures, un instructeur, très sympathique, va nous briefer sur les droits et devoirs attenants à notre membership Plus One. Il va également, à l'aide de diverses anecdotes, qui se sont terminées plus ou moins bien, nous mettre en garde contre les pratiques à éviter lors de l'utilisation des avions du club.


Par exemple :
  • Bien lever les pieds des freins lors du roulage, car il y a quelques temps, un membre avait roulé avec les freins partiellement engagés, ce qui avait fini par mettre le feu aux roues.
  • Ne pas voler au ras du relief juste pour rigoler, parce qu'il se souvient encore de l'histoire du type qui a encastré son Cessna dans un canyon.
  • Indiquer lors des réservations quel est le vol prévu, par courtoisie pour les autres membres, et parce que le type de « ras du relief », il n'avait pas dit où il allait et on a mis plusieurs semaines à le retrouver.
En fin d'après midi, nous sommes finalement tous les six membres du Plus One Flyers. Nous pouvons chacun choisir une casquette ou un T-shirt de bienvenue. Nice touch !
Reste l'inévitable vol de lâcher (la checkride) qui confirmera que nous sommes aptes à piloter les Cessna 172, mais cette fois, nous en avons bien fini avec la paperasse.