15 octobre 2008

Far West 2008 : Transatlantique

Samedi 20 septembre 2008


Ça commence à Roissy, terminal 2E, porte E34.
Non, attendez, en fait ça a commencé bien avant.

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Je crois que la première fois où j'ai entendu parler de ce voyage, c'était début 2008. Probablement aux Alcyons. On discutait aviation en sirotant une bière avec les pilotes de passage. Marc-Olivier, membre Canadien du club et puits de science émérite, évoqua la possibilité d'un voyage à thématique aéronautique en septembre. Un trip ambitieux en Cessna sur la côte ouest des USA, avec peut-être un passage aux courses aériennes de Reno. Voilà qui était fort alléchant !
Et puis j'ai doucement oublié. J'ai obtenu mon PPL, emmené mes premiers passagers, volé près de la Sainte Victoire, fait mon baptême de voltige...
Jusqu'à une journée d'août où je fut convié à un pot pour fêter le brevet d'Alexandre DB. Toujours au club-house des Alcyons, et toujours un verre à la main, j'ai de nouveau entendu parler de ce voyage aux États-Unis.
« Ça te dit de venir ? » me proposa Marc-Olivier. Un peu oui !
Nous étions à trente jours du départ.

Billets d'avion, passeport, licences, BFR, préparation des navigations... ces trente jours passèrent très rapidement.
Nous étions cinq à partir de Paris. Marc-Olivier donc, notre organisateur, instructeur IFR à Rouen entre autres activités. Alexandre D, instructeur salarié aux Alcyons et futur commandant de bord Air France. Vincent B, bloggeur célèbre dans le monde aéronautique francophone. Et Alexandre DB qui, comme moi, était fraichement breveté. Le sixième participant, Christophe L, est instructeur sur Cessna au Canada, et nous le allions le retrouver à San Diego.

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Et me voilà assis devant la porte E34, terminal 2E à Roissy. Mon Airbus A-330 de NWA décolle dans 45 minutes. Dans une quinzaine d'heures, dont 2h30 pour changer d'avion à Detroit, je vais retrouver Marc-Olivier à San Diego.
L'aventure commence !


13 octobre 2008

Far West 2008 - N4975F...

Prononcez
Novémebeure - Faure - Nayneure - Séveune - Fayfe - Foxtrotte


C'est le nom du Cessna 172 Skyhawk qui m'a transporté de San Diego à Vancouver, de Oakland à Las Vegas... Au dessus du Grand Canyon, près du mont Rainier, sur Crater Lake... Avec lequel je me suis posé à Santa Monica, Monument Valley, Catalina.. Dans lequel j'ai bafouillé en anglais à la radio pour essayer de communiquer avec le "Flight Following"...

C'est marrant comme on s'attache à son avion. En 10 jours, plus de 40 heures de vol et 3000 nautique partagées avec Vincent, c'est vraiment devenu notre avion. On s'habitue à ses petites particularités, on étale ses affaires partout, on prend des habitudes, on s'attache à ses petits défauts...
Et quand on doit le rendre, ça fait tout bizarre.

Un voyage incroyable organisé de main de maître par Marc-Olivier, que je tiens à remercier pour m'avoir permis de vivre autant de choses formidables !


8 octobre 2008

Le Mont-Blanc

Note : il m'a fallu un an pour me motiver à écrire le récit de ce vol qui à ce jour n'a été éclipsé que par le récent voyage aux USA. Cà date donc bien de septembre 2007, et c'était génial !


Septembre 2007

Chaque été, l'aéroclub des Alcyons entretient une sympathique tradition : les voyages écoles. Ce sont des vols assez longs auxquels participent de nombreuses personnes, ce qui permet d'en diluer le coût, mais surtout de leurs conférer une ambiance conviviale très encourageante.
Parfois, il s'agit d'aller mettre les pieds dans l'eau au bord de l'océan, parfois de déjeuner sur la terrasse d'un restaurant Périgourdin, ou encore de franchir la Manche pour aller saluer (en anglais aéronautique) les pilotes Grand-Bretons.
En ce mercredi de septembre, le plan était d'aller virevolter à haute altitude autour du sommet des Alpes : le Mont-Blanc.
La destination, prestigieuse, a attiré de nombreux volontaires, pilotes brevetés aussi bien qu'élèves, dont la plupart voleront en compagnie d'un instructeur. Au total sept ou huit avions (le nombre exact m'échappe) vont fuir la pollution Parisienne pour atteindre les sommets enneigés des Alpes. Le périple est assez long, il sera donc divisé en quatre étapes : de St Cyr à Chalon, puis de Chalon à Challes-les-Eaux, ensuite on effleure le Mont-Blanc et on revient sur Dole, pour enfin rentrer à St Cyr.

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Le rendez-vous au club-house est donné à 6h00 Zulu, soit 8h00 locales - ce qui est très tôt pour un adepte de la grasse-mat', mais le jeu en vaut la chandelle ! - et après avoir attendu quelques retardataires, analysé la météo, consulté les NOTAMS, fait les pleins des avions, avalé un petit déj'... notre petite flottille décolle vers un ciel sans nuages aux alentours de 9h30. Locales.

Avec Stéphane, mon instructeur, et un autre élève, nous voyageons à bord de X-Ray-Hotel (F-GUXH - un robin DR46). Je ne pilote pas durant la première branche, et, appareil photo à portée de la main, je profite oisivement du survol des plaines de Bourgogne. A l'approche de Chalon, le terrain commence à se vallonner, et quelques cumulus joufflus parsèment l'azur.
Nous ne nous attardons pas à Chalon : le temps de faire le plein et je prends les commandes pour attaquer les contreforts des Alpes.

Peu à peu le terrain s'élève en groupes de collines de plus en plus hautes jusqu'à devenir de vraies montagnes dont la masse écrase les villes et villages qui émaillent le paysage. Déjà, on devine le Lac du Bourget qui scintille derrière une grande barre rocheuse. J'avais prévu de contourner ces montagnes pour attaquer le lac par le nord, mais Stéphane, qui connait les environs, me recommande plutôt de passer par le Col du Chat, une ouverture étroite qui coupe la barre escarpée en son centre. Je suis ses indications et, pleins gaz, XH s'engouffre dans l'ombre gigantesque des falaises... et débouche un instant plus tard en plein soleil, minuscule étincelle au dessus d'un paysage époustouflant.
La surface étincelante du lac, tout en longueur, se présente perpendiculairement à nous, ou plutôt sous nous car après le col que nous venons de passer la montagne chute vertigineusement jusqu'à l'eau, 300 mètres plus bas. A notre droite, la ville de Chambéry est nichée au fond de la vallée, une tâche de gris béton coincée entre le vert profond de la campagne estivale et le saphir brillant du lac. Tout autour, l'horizon est chargé des sommets des Alpes sur lesquels s'effilochent paresseusement des cumulus cotonneux.
On dit que quand on a gouté au vol en montagne, on y devient accro. Je peux comprendre !

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Quelques minutes plus tard, après avoir transité au dessus du terrain de Chambéry-Aix-les-Bains, nous nous posons à Challes-les-Eaux.

Il y a pas mal de vent à Challes, et nous profitons d'un pique-nique bien mérité à l'abri des avions, entourés par la masse rassurante des montagnes. On raconte son vol, on imagine l'ascension du Mont-Blanc... On téléphone à sa famille, ou on fume une cigarette.

On observe les planeurs aussi. Ils ne sont pas tractés par un avion, mais lancés par un treuil placé en bout de piste : le câble est enroulé rapidement, trainant l'aéronef sur la piste d'où il ne tarde pas à décoller et, profitant de l'aérologie des reliefs environnants, s'élève silencieusement au dessus du terrain. Le câble, freiné par un petit parachute, revient doucement au sol et une étrange guimbarde à damier rouge et blanc le ramène pour planeur suivant.


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Départ de Challes. J'ai laissé les commandes de l'avion pour reprendre l'appareil photo.
Nous sommes les derniers à décoller, et nous regardons nos compagnons de voyage s'envoler les uns après les autres avant de nous élancer à notre tour.

Nous entamons la remontée de la vallée. Et remonter est le terme exact, car nous partons d'une altitude d'environ 2 000 pieds au dessus de Challes-les-Eaux pour culminer vers 11 000 pieds à Chamonix. Et tout au long de cette ascension, les montagnes nous accompagnent.
Sur la fréquence montagne, c'est à qui ira le plus haut. Les annonces d'altitude fusent : 11 000 pieds, 12 000 pieds, et même un record un peu au dessus de 13 000 pieds.
Avec notre 160 cv, nous peinons à atteindre 11 500 pieds en arrivant travers du Mont-Blanc.

Le sommet est visible de loin, le vent soulève les neiges éternelles en une traîne de cristaux blancs étincelants. Nous survolons des glaciers à moitié fondus, grisâtres, tristes témoins du réchauffement planétaire. Nous contournons le téléphérique de l'Aiguille du Midi, minuscule cabine suspendue contre la masse noire du pic escarpé. Je prends des photos.
Et nous entrons dans la Mer de Glace. Le grand glacier, encastré derrière le sommet du Mont-Blanc, semble lui aussi avoir souffert de la chaleur estivale, mais le spectacle n'en reste pas moins imposant. La glace semble vraiment couler au fond d'un étroit corridor, et je ne peut m'empêcher de me demander comment nous allons pouvoir faire demi-tour. Mais l'immensité du décor est trompeuse, et en réalité il y a amplement la place pour un gentil 360°.

"Attention, il y a de très grosses turbulences en sortant de la Mer de Glace !" entendons-nous sur la fréquence montagne.
Et en effet, en quittant le défilé, le vent qui remonte le long de la falaise secoue violemment notre brave DR-46 par trois fois. A ce jour, ce sont les secousses les plus fortes que j'ai connues en avion. C'est comme si nous étions passés en voiture sur un ralentisseur , justement sans ralentir.
Je me cogne la tête dans le plafond et je vois toujours l'image figée de mes affaires, appareil photo, kneeboard, stylos... suspendus en l'air à hauteur de regard. Impressionnant, mais sans gravité.

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Nous continuons notre route.
Je fatigue (en fait, tout le monde fatigue, la journée a été longue déjà), et j'ai une grosse bosse sur le crâne. Ce qui ne m'empêche pas d'être heureux.


Nous survolons le lac Léman coté nord. Il s'étend à perte de vue en direction de Genève. Excepté les communications avec les contrôleurs Suisses, le cockpit est silencieux. Peu à peu, le paysage autour de nous s'aplatit, les montagne laissant place aux collines puis aux plaines.
Nous ne sommes pas mécontents, en arrivant à Dôle, de pouvoir descendre de l'avion et nous dégourdir un peu les jambes. Un pompier qui fait office de pompiste fait le plein de notre XH avec le sourire, bien qu'il ait du s'occuper avant des sept autres avions de notre armada Alcyonnaise.

Et je reprends les commandes pour le retour vers St Cyr, sans histoires et bien monotone après la beauté grandiose des Alpes.

12 septembre 2008

If you're going to San Francisco...

J'ajoute un lien dans la partie homonyme (qui en fait s'appelle quelque chose comme "trucs intéressants").
C'est le blog de Vincent B., du virtuel au réel, célèbre autant dans la communauté des pilotes de Flight Simulator que dans celles des pilotes de vrais avions (oui, d'où le nom).

Si je mets ce lien aujourd'hui, c'est parce que j'ai eu l'honneur de rencontrer Vincent dans la vraie vie, et qu'il sera même mon binôme pour le trip aéronautique de fin septembre.
Comment ? Je n'ai pas parlé de ce voyage fort ambitieux et prometteur ? Allez voir le blog de Vincent, il explique tout ça très bien.

27 mars 2008

FSX : saut de puce des Milles au Castellet

Çà faisait longtemps que je n'avais pas fait de Flight Simulator, mais récemment j'ai installé la version X (X car c'est la 10ème mouture). Comme ce logiciel ne prend toute sa dimension qu'avec l'ajout de modules supplémentaires, j'ai passé un peu de temps à le configurer et à installer différentes scènes et avions pour finalement arriver à quelque chose de pas mal.

Et voici par exemple un vol improvisé du terrain d'Aix-les-Milles (LFMA) vers le Castellet (LFMQ). Les deux terrains sont peu éloignés (25 milles nautiques environ) mais j'ai pu l'effectuer à vue en m'appuyant sur la carte IGN 1/500000 (la vraie carte aéronautique) sur les genoux.

Mon Cessna 152 au parking au lever du soleil, juste avant le démarrage du moteur.

Quelques minutes plus tard, rotation sur la piste 33...

...et, en montée vers 3000 pieds, virage à droite pour aller chercher un cap 120. On voit bien la Sainte Victoire à l'horizon.

En route pour le Castellet à 3000 pieds (plus ou moins 100 pieds ;) ), le temps est beau.

Sur votre gauche... la Sainte Victoire !

Embranchement sur l'A52 à Auriol, au nord d'Aubagne. Un excellent repère VFR.

Et visuel du Castellet. Le contrôle m'a déjà autorisé à intégrer un circuit main gauche pour la piste 31.

En finale un peu haut sur le plan. Il y a plus de vent qu'à Aix et il est de travers.

Et me voilà garé sur le parking au Castellet. Il pleut un peu, mais rien qui ne m'empêche d'aller voir les voitures tourner sur le circuit Paul Ricard.

15 mars 2008

Private Pilot Licence

Un mot quand même pour signaler que j'ai obtenu ma licence de pilote privé (PPL) jeudi 13 mars 2008, après un test d'environ 5h dont 2h39 de vol. C'était chaud, et fatiguant, mais pfiouuu ! çà fait plaisir !

Evidemment je n'ai encore qu'un papier provisoire et il faut que je rassemble deux tonnes de paperasse (et un chèque) à renvoyer à la DGAC pour qu'ils puissent émettre la licence. Le vol c'est magnifique mais l'administration Française reste l'administration Française.

Bon vols à tous !

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Mise à jour du 19 mai 2008
Voici un résumé de cette longue journée que j'ai posté chez Gligli.

Et voilà, j'y ai mis le temps mais j'ai fini par l'avoir cette licence.

Mars 2008. Presque 2 ans après mon premier vol. Je me lève à 6h du mat' et après une douche et un café, je pars pour St Cyr.
Evidemment, en cette fin d'hiver pourri, le terrain est fermé, mais j'ai obtenu l'autorisation de faire décoller mon DR221 pour Toussus afin de passer le test de là bas. Dernière météo, NOTAMs, le plein, une signature de l'instructeur pour m'autoriser à transiter vers Toussus en solo et c'est parti.

Bon, avec tout çà, je suis à la bourre. Je retrouve mon examinateur 15mn plus tard que prévu, alors que j'aurais voulu arriver avec au moins 30mn d'avance pour pouvoir peaufiner ma présentation. Cà commence bien ! Ma présentation s'en ressent et je ressort du briefing avec un mauvais présentiment. Heureusement, nous avons fait le briefing dans l'aérogare de Toussus, et pendant que l'examinateur va soulager un besoin naturel, je discute avec une dame qui travaille là. Elle est charmante et ses encouragements me donnent du baume au cœur. Cà compte !

Décollage. Le vol prévu est assez court : Toussus - Etampes - Chartres. La première branche est erratique au niveau des tenues d'altitudes et de cap, mais je trouve Etampes facilement. C'est un mauvais coté d'un vol trop court, on a pas le temps de se régler qu'on est déjà arrivé. Nous faisons quelques tours de pistes à Etampes qui se passent très correctement, puis nous allons faire un encadrement à Chartres avant de nous dérouter vers Senonches. L'examinateur m'expliquera lors du débriefing qu'il a choisit cette destination car elle n'était pas sur la partie visible de ma carte. Heureusement, je peut la déplier facilement et le déroutement se passe pas mal.

Retour à Toussus. Je ne suis vraiment pas sur de ma performance, et nous allons encore faire plus d'une heure et demie de débriefing pendant laquelle mon examinateur reste indéchiffrable... "Ton dernier atterrissage était pas mal" est la seule remarque positive dont je me souvienne :)
Et enfin il m'annonce sur un ton désinvolte qu'il me donne ce PPL tant convoité ! En tous cas, je me rend bien compte qu'il me reste beaucoup de choses à apprendre et à améliorer. La sympathique hôtesse de l'aérogare me félicite. Je suis content qu'elle ait été là.

il est presque 16h, et je suis coincé à Toussus (ma voiture est restée à St Cyr). Mais je suis super content ! Je me balade un peu entre la boutique du pilote et la bar. Quelques pilotes du club qui passaient par là me payent des bières :)
Finalement, l'instructeur qui avait signé ma dernière autorisation d'élève le matin va me ramener à St Cyr, et j'arriverais chez moi, épuisé, vers 20h.

Une grosse journée, mais çà valait le coup !

4 décembre 2007

J'en chie !

Je dois être à un de ces fameux paliers qui sont sensés émailler toute formation.

Le début d'automne a été plaisant, avec de belles navigations solo et une météo clémente. Mais là, avec l'hiver qui arrive, le froid, le manque de lumière, c'est la déprime.
De surcroît, moi qui pensait être prêt à passer mon pré-test (le "bac blanc" du test PPL), je me rend compte que j'ai encore pas mal de boulot coté déroutements / pannes, et c'est un peu désespérant.

Enfin, c'est le lot de toute formation, je le sais bien. Et puis pour me consoler j'essaye de penser que l'hiver c'est aussi la saison du ski !